Anthony en Chine
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Soirée du nouvel an

Pour les festivités du nouvel an chinois, j'étais en soirée sur la terrasse d'amis, en haut d'un immeuble. Très belle vue sur la ville. Vers 11h30, de nombreuses explosions commencent à se faire entendre... et à minuit, Pékin s'est vraiment embrasé. Des feux d'artifices dans tous les sens, un vacarme assourdissant, le spectacle était vraiment magnifique. Au vu du bruit, les démons, mauvais évenements de 2008 chassés à coups de pétards et feux ne sont pas près de revenir ! Cela va continuer encore quelques jours, dans les rues d'une capitale jonchée de reste de fusées, de poudre et d'encens...
PS : désolé pour le retard, je me remet à l'oeuvre !
Faire des étincelles à Pékin... facile !

Effectivement, briller en société, faire des étincelles à Pékin, c'est si facile ! L'air est tellement sec que tout le monde est chargé d'électricité statique... Résultat, caresser son chat est parfois difficile, refermer les portes de voiture un supplice, poser son manteau un fardeau (1), s'assoir sur sa chaise une appréhension !
(1) mon manteau a déja fait des étincelles. Expérience réalisé sous contrôle d'huissier.
Lady bar ? Massage ?
Nos amis britanniques disent que la répétition est la mère de l'apprentissage. Visiblement, à l'autre bout de la terre, on a aussi compris le message...

Carnet de bord du Sichuan : Jiuzhaigou
Mercredi 22, jeudi 23 et vendredi 24. Je pensais reprendre au début le petit carnet que j'ai tenu tout au long du trajet. J'aurai parlé des paysages à couper le souffle, des tibetains chez qui on logeait, de leur thé indescriptible (suyoucha), des couleurs ahurissantes des lacs et de la nature... Mais je sens que je vais laisser les photos parler d'elles même !
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Carnet de bord du Xinjiang : Kashgar
Lundi 20. Dernière journée à Kashgar. Réveil vers 9h30. Première mission... aller retirer de l'argent et le remettre discrètement dans mes bagages à l'hôtel en prévision du proprio qui m'attends à l'arrivée à Beijing et mes 3 mois de loyer. Seconde mission... balade dans la vieille ville. On s'enfonce toute la journée dans de petites ruelles couleur brique, pas forcément toujours propre mais très intéressantes. Un peu comme des favelas parait il. Retour par hasard sur le marché. Moins annimé que le dimanche. 3 écharpes négociés, ainsi que des pigments de couleurs. On achète ces derniers 10 fois moins cher que le jour précédent ! Les enfants demandent tous à être pris en photo. Joueurs d'échecs croisés. Je gagne la première et me retrouve à jouer contre 6 joueurs à la fois... on se quitte sur un score d'égalité. Un peu rouillé donc. Avion à 22h30, arrivée à l'hôtel de l'aéroport d'Urumqi vers 1h du matin. Sper confort, chambre, salon, sdb, 2 tv...
Dimanche 19. On prends un bus pour se rendre au marché. Il nous emmène dans la mauvaise direction, paril pour le taxi qui suit. Tous les ouygours vous disent "oui oui je sais", sans avoir compris de quoi on parlait. Arrivés enfin au marché. Il existe depuis des milliers d'années, du fait de la position stratégique de Kashgar. Immense. Epices, tapis, chaussures, habits, électroménager... Délice pour les yeux et le nez. Le marché du dimanche doit être un des plus grands d'Asie centrale. On y parle le ouygour, le chinois, le kazakh, le tadjik... Au marché au bestiaux, on peut trouver des boeufs, ânes, chevaux, moutons, chameaux. Une vraie fourmillière. Balade ensuite dans les parcs de la ville, celui du peuple et celui du lac de l'ouest, totalement laissé à l'abandon. Bol de nouilles et jiaozi pour terminer dans un petit restaurant. Sentiment que la ville est coupé en deux et que ouygours et chinois ne veulent pas se mélanger. Les ouygours trouvent les chinois "pianren" et un bon nombre ne comprennent pas le chinois (ou mon chinois !). Beaucoup de barbus (99% des personnes au marché aux bestiaux) et pleins de femmes voilées sous un épais tissu marron.
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En garde !

Suite à l'annulation du sommet EU-Chine, le bras de fer France-Empire du Milieu continu...
Carnet de bord du Xinjiang : Shache
Samedi 18. Réveil vers 8h30. On pense retrouver Ainor, la ouygoure que l'on a croisé hier soir. Ona tout d'abord le temps de gouter nos premières délicieuses patisseries et de commencer du shopping (plutôt féminin il faut avouer). Vers 11h, on la croise dans la rue et on continue sur la même veine (shopping power !!!). On mange ensemble le midi. Visite de la vieille ville et des marchés (fruits secs). Plusieurs enfants nous suivent et demandent à avoir des photos. On est les seuls touristes dans la ville, donc gros centre d'attraction. Bus de 4h à 8h pour revenir à Kashgar, ennuyeux à souhait, néant entre les deux villes. Film déprimant et plein de barbus dans le bus. Arrivée à Kashgar. Demain journée marché ! On va enfin découvrir un des plus grands et plus intéressants marchés d'Asie !
Vendredi 17. Journée transport. Départ le matin à 9h de Tashkurgan pour Kashgar. Chauffeur super pénible qui klaxonne tout le temps pour rien. On arrive au milieu de nulle part à Kashgar, visiblement à la frontière Han-Ouygour de la ville. Bus à 3h pour Shache, pas très loin du désert du Taklamakan. 4h de bus avec des musiques épouvantables au début. La TV rapetit tout et donne l'impression qu'il n'y a que des nains qui chantent. "Quest" avec Jean-Claude Vandamme suit en ouygour. Dur. Nouvelles musiques avec des actrices ouzbekes versions bollywood. On donne rendez-vous pour demain à 9h à une ouygoure croisée dans le bus. Très dur de trouver un hôtel, tout est interdit pour les étrangers. Dîner avec des lamian (pâtes étirées) et des brochettes pleines de gras. Au moment de l'addition, la serveuse nous force à emporter les morceaux non finis dans un sac plastique. Direction poubelle à la sortie du resto.
Carnet de bord du Xinjiang : Karakul
Jeudi 16. Très longue nuit, très difficile. La faute à l'altitude ou à la nourriture ou au froid ? Mal à la tête, mal au coeur, envie de vomir. Paysage magique la nuit, lune éclatante, étoiles, neige qui se détache. Très très froid. Le poêle s'est éteint, les alumettes s'éteignent et le papier ne prends pas. Le soleil se lève enfin, la maman nous allume enfin le poêle. Petit petit déjeuner pour moi, un peu de pain et de thé. Nous prendrons le bus pour Tashkurgan à 13h. Le bus arrive à 14h et on serpente les montagnes. Impression d'être seul au monde. Arrivée à Tashkurgan vers 16h, on laisse les affaires dans un hôtel, on se balade en dehors de la ville. Une partie de billard pour un yuan. Brochettes et nams au menu. La nuit tombe, on retourne à l'hôtel que l'on quitte aussi sec car ni électricité ni eau chaude. Aucune lumière dans la rue, ville fantôme éclairée aux bougies. On finit par trouver un hôtel (peut-être le seul) avec électricité et douche glaciale de série. On espère une nuit plus longue que la précédente !

Mercredi 15. Réveillé à 2h du matin à l’hôtel pour des services… personnels diront nous. On sort du lit à 9h30. Direction l’aéroport où j’espère trouver mon manteau. Gros soulagement aux objets trouvés. On prend le seul bus de la journée qui passe par Karakul, en patientant seulement une demi-heure. Bus avec des places allongées pour nains, pas confortable du tout. J’y fais mes premiers sudoku. On monte, la température baisse.
On arrive enfin au lac. Très grand, entouré de montagnes enneigées. Magnifique. On pose nos affaires dans une yourte. Froid. Altitude (3800m !). Dur de parler et de marcher. 3h45 pour en faire le tour. On croise quelques yacks, chameaux et chiens. Retour dans la yourte bien au chaud vers 8h. Gros bol de nouilles, choux, pommes de terre, œuf et poivron, le tout avec du thé. Très bon mais gros effort pour finir ma part. La maman toute maigre avale 3 bols de nouilles. Comment fait elle ? On dormira avec (ou pas loin de) Zair, Tavarguli et leur maman. Sommeil. Yourte géniale. Belle nuit en perspective.
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Carnet de bord du Xinjiang : Tuyok, Gaochang
Mardi 14. Réveil sonne à 6h, départ pour les montagnes de feu et les cités antiques à 6h30. On espère voir le lever du soleil depuis ces fameuses montagnes.D’après la légende locale, la couleur rouge des montagnes de feu vient du sang d’un dragon mangeur d’enfants. On prend un taxi pour la journée. Marmudi est fort sympatique, j’apprends mes premiers mots en ouygour. Tuyok ville ancienne, lieu de pélerinage musulman. Il y aurait le tombeau symbolique du premier musulman ouygour. On y reste 45 minutes. Gaochang immense cité antique. Peu d’endroits bien conservés sauf le monastère. Nans et brochettes le midi. Les nans, ces petits pains ronds parsemés de graines de sésames, parfois d’oignon, sont délicieux tout chaud. Des champs d’éoliennes s’étendent sur plusieurs kilomètres, ainsi que de nombreux puits à pétrole.
Retour à Turpan, puis bus jusqu'à Urumqi. Avion pour Kashgar dans la soirée. Que des pubs pour montres dans les magazines aériens avec des modèles masculins (flûte). Taxi gripsou pour rejoindre notre hôtel à Kashgar (Kashi pour les chinois). Il s’étonne qu’on lui demande de mettre le compteur en marche, « ouloulouloulou ». Avant de s’endormir, on ne retrouve plus mon gros manteau blanc… oublié en cabine. Enfin, j’espère.
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